Recycling à la Camerounaise: Necessity and Improvisation
A wry account of how ordinary Cameroonians have become inadvertent recyclers, repurposing everything from plastic bottles to cement bags and car tires out of practical need rather than environmental ideology. The piece catalogs these everyday acts of material reuse with humorous precision, suggesting that real sustainability emerges not from summit rhetoric but from the ground.
Recyclage à la Camerounaise.
Il y'a de cela un peu plus d'un mois, notre président s'est envolé pour la France, pour le 'One Planet Summit' ; un autre sommet sur le changement climatique. Pendant ce temps, à Yaoundé, les rues et poubelles étaient devenus de plus en plus pleines durant la période de fêtes. J'ai récemment compté une période de deux semaines durant laquelle HYSACAM n'a pas prit la peine de recueillir l'ordures de trois petits bacs à ordures dans mon voisinage. Trois bacs à ordures en plastique qui sont censés desservir au moins 200 ménages.
Le Cameroun est signataire à plusieurs accords climatiques. De l'accord de Paris a la Commission pour le Basin du Lac Tchad et d'autres qui ont pour but de ralentir la désertification.
Mais, comme d'habitude, la plupart des choses au Cameroun n'existe que sur papier. Presque rien n'est fait pour imposer effectivement ces engagements. Pour cette raison, des citoyens ordinaires comme vous et moi sont parvenus à résoudre ces problèmes soit par accident ou par nécessité.
Voici comment les Camerounais contribuent a leur manière au recyclage.
- Bouteilles à plastique: Ceux qui ne trouvent pas leurs fins dans des rigoles et cours d'eaux,sont utilisés pour autre chose. Les bouteilles de 1.5L sont souvent utilisés soit pour garder l'huile de palme ou l'huile raffiné. Les plus petites bouteilles en plastique sont utilisés pour vendre du foléré et du yaourt.
-Bouteilles Cassables: Ils finissent par se casser sur le sol ou sur la tête d'un individu dans une bagarre de bar. Ils sont aussi souvent utilisés comme moyen de protection (anti-vols) sur les mur à bétons des clôtures de maison. Sans oublier ses utilisations temporaires comme par exemple, garder les arachides grillés.
- Cahiers d'exercices: Souvent utilisés pour la vente des beignets mais aussi pour les arachides bouillis, comme emballage pour maïs et toutes sortes de produits consommable. Si vous vous soucier trop, il peut être utilisé comme moyen de divertissement. Vous pouvez lire l'essai d'un parfait inconnue qui aurait eu une note de 4/20.
- Papier Journal: Par défaut, ils sont utilisés pour emballer du pain. Ils sont larges et peuvent même emballer six pains à la fois.
- Papier ciment: Que saurait le soya sans le Papier Ciment? Certaines personnes disent même que, si le soya à un goût unique c'est les residues de ciment qui le rend ainsi. À un moment donné dans nos vies, nous allons tous commencer à chier des petits morceaux de parpaings.
-Les Boîtes de conserves: Ils sont utilisés pour conserver du pistache et les arachides dans nos cuisines.
- Papier Plastique: Ils sont utilisés pour allumer du feu quand il n'y a pas de petrol.
- Ferrailles: Ils sont parfois utilisé pour des travaux d'arts. Le 'njounjou Kalaba' du rond point Deido à Douala est un bon exemple.
- Pneus de Voitures: Jouets pour enfants à qui les parents n'ont pas pu offrir des consoles de jeux videos tel que Nintendo et PlayStation.
La nécessité est la mère de l'invention n'est-ce pas?
Quelles autres pratique de recyclage a la Camerounaise connaissez -vous? Vos idées sont attendus dans la section des commentaires.
- Wandji Wilfred
This piece was written in early 2018, a moment when international climate commitments (including the Paris Agreement) were increasingly visible in African political discourse, even as basic municipal services like waste collection remained inconsistent in major cities. The contrast between official environmental posturing and lived urban reality—garbage piling up while leaders traveled to international climate summits—was a source of quiet frustration and dark humor.
It captures a sharp observation about the gap between state-level climate governance and the unromantic, necessity-driven circular economy already operating in African cities. Rather than celebrating informal recycling as virtuous, the writer uses it as evidence of systemic failure: citizens innovate because services fail, not because they've embraced sustainability. That tension remains relevant—the piece refuses both cynicism and false optimism, instead documenting how ordinary life persists in the margins of broken infrastructure.